PARLER DE LA MORT
Françoise Dolto
2. Pour F. Dolto, « la première cellule se construit à partir de la mort des deux celluIes parentales ». Cf. F. Dolto, Le féminin, Gallimard, '1998, « Sur la féminité».
Pour un enfant, son placenta, c'est une partie de lui-même, et cette partition peut être mortifère. L'expérience de la naissance, qui est la première émergence de l'expérience de la mort, vue par les autres, cela s'appelle: «naître ». p10
La mort, c'est justement la perte totale des échanges, et c'est surtout la «décréation». Ce n'est pas la stagnation dans la vie, comme ces morts apparentes, c'est la décréation et le commencement de la décomposition, de la corruption du corps par le fait de la vie des autres organismes qui profitent, pour vivre, d'un organisme qui lui, ne se défend plus et n'a plus d’échanges. Ceci, c'est le fait des autres. Nous, nous ne le verrons jamais! P16
Notes : elle semble animée, rejointe dans un vécu de morcellement du corps de l’image du corps sensible.
Les surcompensations à des épreuves de mutilations, nous pouvons les comprendre, en théorie - puisque la Maison verte est un endroit où l'on parle de psychanalyse -, nous pouvons les comprendre comme des castrations qui rendent les individus encore plus riche symboliquement qu'avant. Ce n'est pas un besoin d'avoir notre corps entier, il se trouve qu'il est aussi la médiation de nos relations symboliques. Ce n'est pas du tout la même chose que si le corps était tout de nous. Le corps n'est pas tout de nous.