EN BREF. -> 20 novembre 2009

c'est mieux que rien, ça devait être un blog et ça commence par être juste quelques notes.
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1 juillet 2008
Si disparaître est une manière en taille douce d'éliminer l'autre, disparaître à soi-même est une élimination qui ne peut être éprouvée que venant de l'autre.
Et à la manière noire ?
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28 décembre 2008
Dans l'ouverture ce qui manque le plus à l'humain c'est l'ouverture à la fermeture.
Hormis magnifier le bien et se couper du mal ou être coupé de soi dans ce qui est insupportable, ce qui est dramatique au sens propre, quoi d'autre que l'ouverture à la fermeture pour connaître que le mal c'est d'abord l'autre ?
Et espérer l'ouverture à soi dans ce que "je" suis d'insupportable à moi-même.
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Août 2008

L'ABSENCE A SOI EST LE LIEU DE TOUTES VIOLENCES
...et l'ancrage de toutes
les sujectivités ?


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3 janvier 2009
Par Michel D. je viens de "tomber" sur ce passage de Jung.
...
Le mal est devenu une réalité déterminante. On ne peut plus s'en débarrasser moyennant un simple changement de dénomination. Il nous faut apprendre à composer avec lui car il veut participer à la vie. La manière dont cela sera possible sans les plus grands dommages est, à l’heure actuelle, encore inconcevable.
En tout cas, nous avons besoin d'une nouvelle orientation, c'est-à-dire, d'une metanoia. Dès qu'on touche au mal, on court de façon urgente le danger de lui succomber. Or l'homme en toute généralité, ne doit plus « succomber », pas même au bien. Un prétendu bien auquel on succombe, perd son caractère moral. Non pas qu'il soit devenu mauvais en lui-même, mais il détermine des conséquences mauvaises, simplement parce qu’on y a succombé.
Quelque forme que revête l'excès auquel on s’adonne, il est nuisible, qu'il s'agisse indifféremment d’alcool de morphine, ou d'idéalisme. On ne doit plus se laisser séduire par les contraires.
...
C.G. Jung - "ma vie" - Gallimard - 1961, 1973 - p. 373


Sans commentaire pour le moment.
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Samedi 10 janvier 2009
Cet "expert" a dit qu'il était déçu devant la désagrégation des milieux juifs, dans la guerre actuelle contre le Hamas. La guerre c'est fait pour détruire et exterminer son ennemi. Surtout si cet ennemi à l'intention de me détruire, de détruire Israël. L'ennemei d'Israel à l'intention de détruire Israel.


NB : - Le procès d'intention est un sophisme consistant à condamner les actes d'une personne en lui prêtant des intentions inavouables et condamnables. Le caractère invalide de ce raisonnement vient du fait que les intentions ne sont pas prouvées, voire invérifiables. Elles constituent donc une prémisse insuffisante.
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Dimanche 22 février 2009
Searles - L'effort pour rendre l'autre fou
Introduction
Pierre Fedida
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Rendre l'autre fou est dans le pouvoir de chacun. L'enjeu en est l'extermination, le meurtre psychique de l'autre de telle sorte qu'il n'échappe pas à l'amour. Qu'il ne puisse pas exister pour son compte, penser, sentir, désirer en se souvenant de lui-même et de ce qui lui revient en propre. Rendre l'autre fou c'est faire en sorte -le plus souvent inconsciemment - qu'il soit assigné à résider dans le commentaire. Et c'est dans un commentaire tenu sur lui, en secret, que le fou parfois se tue. Quel commentaire?

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...D'amour il est constamment question ... fût-ce dans les expressions violentes et singulières de la haine, de la vengeance, du mépris, du désir de faire mourir l'autre pour le garder à tout jamais en soi. " L'angoisse est de se sentir rempli d'amour sans avoir personne à qui l'exprimer. "

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Le psychotique est l'analyste sauvage de l'analyste est sans doute la formulation qui convient pour rappeler... l'existence "sauvage" -hors du champs de toute analyse - d'une identité du soi de l'analyste.
C'est à la lecture de ses écrits que peut se reconnaître et se désigner son point aveugle.

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jeudi 28 mai 2009 notes pour écrire
GARDER EN SOI
du côté de la contenance et du côté de l'enfermement.
cette manière de faire exister l'autre pour soi
le cannibalisme
CONTENIR

soi ou l'autre ?
selon Girard, que le sacrifice a pour fonction de contenir, fonction que nous retrouverions selon un mode identique dans nos systèmes judiciaires. Or le remède a ceci de paradoxal qu'il est de même nature que le mal : il arrête la violence par une violence, la contagion du sang impur par un sang pur, rituellement versé. Violence substitutive contre violence dissipatrice des forces sociales. La société aztèque, par exemple, semble avoir eu une conscience aiguë de ce paradoxe, s'il est vrai qu'elle a fondé sa puissance sur une organisation, poussée à l'extrême, du sacrifice humain : violence sacrificielle contre violence de l'entropie.

J'entend que contenir c'est d'abord l'aurte qui est menace en le neutralisant
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20 novembre 2009

J’ai envie d’écrire sur le corps d’écrire sur la "psychose" sur cet état sans autres et pris dans tous les autres, sur cet état de n’être qu’un corps vide mais dans l’épaisseur duquel tout est armé. J’aimerais écrire sur cet état subtil de normalité venant de cet effort démesuré pour être comme les autres protégeant le plus fragile le plus insécure et inviable de soi. Ecrire sur cette fragilité cette déposession qui sans arrêt affleure sans avoir aucune oreille pour être déposée sans être reconnaissable. Ecrire sur le corps dont la peau est le seul lieu d’être par sa présence hallucinée ou son absence disloquante. Ecrire sur cet état de la psychose qui fait que la magie est opérante dans le génie de la vie écrire écrire ce qui est invivable est indicible à l’autre qui en moi l’éveille. Ecrire sur cet état, où se laisser rejoindre par la dépossession de l’autre est le seul rapport possible  pour me faire présence et lui donner présence. Ecrire sur l’Hyper et l’Hypo lorsque la kinesthésie la proprioception le ressenti au corps en rien et en trop est le refuge à se croire être, à être qu'en le croire; lorsque toutes les dyspraxies sont timides émergences de l’insécurité ravageante d’être au monde par soi... Ecrire pour nommer l’innommable connaissant dans cet insupportable que c’est que mon devenir et celui de l’humain qui se joue. Ecrire sur la magie qui fait que le corps sans limites est vivant et agissant par les autres dans la construction et la destruction cette magie qui est l’agis de l’autre tragiquement dépossédé qui fait sa vie en moi . Ecrire sur la magie qui est prémisse de l’interdépendance. Ecrire sur le terrorisme qui est l’armure du terrorisé kamikaze de l’impuissance. Ecrire sur celui qui pour toute affirmation est d’être terrorisant dans la tendresse infinie à ne pas être exterminé par lui dans mon enclos d’excellence. Et je voudrais écrire sur la droguerie dont « la geste » est un chemin vers l’esprit, tentant l’unification du désespoir et de l’espoir de la vie et de la mort. Ecrire la noblesse du bouc lorsqu’il sait se faire mule portant le bât paré d’ombre. Ecrire écrire pour faire trace d’ombre dans l’espace désarticulé de l’humain et nommer juste quelques gouttes d'innommable pour faire démarche d’homme avec tous les autres... écrire pour toutes ces solitudes... que faire d’autre que nous rencontrer !

Denis ce 20 novembre 2009 à la rue du Lac, Yverdon-les-Bains